Comment booster son immunité grâce aux produits de la ruche ?


Le miel à travers l’histoire


Le miel et les autres produits de la ruche sont utilisés depuis des millénaires dans différentes civilisations pour leurs vertus nutritionnelles et thérapeutiques.

En Egypte ancienne, le miel était considéré comme un « cadeau des Dieux ». Il était utilisé dans l’élaboration de remèdes médicaux et de cosmétiques, ainsi que dans la momification des défunts. Durant l’Antiquité, les Grecs l’utilisaient pour contrer la fièvre, soigner les blessures, les ulcères et les plaies infectées.

Le tout premier recueil de médecine chinoise rédigé 200 ans après J.-C. mentionne bon nombre de prescriptions à base de miel.

On le retrouve également dans la médecine ayurvédique indienne, chez les mayas, dans le Coran et dans la Bible.


Quelles sont les vertus thérapeutiques du miel ?

  • Acidifiant : il est actif contre de nombreux germes grâce à sa haute teneur en acides (acide gluconique).

  • Antibactérien : le miel de menthe poivrée ou de coriandre contient du linalol, qui possède des propriétés antibiotiques.

  • Cicatrisant : il agit comme un pansement (Herpès, dermatite, eczéma, psoriasis, fissures diverses, escarre, brûlures, plaies, ulcères, ...) : il lutte contre l’inflammation, stimule le drainage de la plaie, forme une barrière protectrice, absorbe les odeurs, prévient les infections et stimule la réparation tissulaire.

  • Antimycosique : il détient un pouvoir antifongique, actif par exemple contre le Candida Albicans.

  • Détoxifiant : il protège et stimule la détoxication hépatique (du foie).

  • Anti-oxydant & anti-inflammatoire : bénéfiques pour le système cardio-vasculaire (cholestérol, triglycérides, coagulation, anémie, tension artérielle, ...)

  • Affections ORL : il est recommandé en cas de toux grasse ou sèche, de maux de gorge, de rhume – des foins – de rhino-pharyngite, ...

  • Sphère digestive : Il a un effet pré-biotique en cas de constipation, gastro-entérite, diarrhée infectieuse, candidose, acidité gastrique, ulcères gastriques, ...

  • Ophtalmologie : il détient des vertus pour traiter la cataracte, les ulcères de la cornée, le kératite, la conjonctivite, ...

  • Gynécologie : il protège la fertilité́, adoucit les effets de la ménopause, prévient les vergetures pendant la grossesse, les crevasses mammaires ainsi que les érythèmes fessier du nourrisson.

  • Sommeil : il contribue à̀ la diminution du stress et stabilise la glycémie. En assurant une réserve suffisante de glycogène pour les 8h de sommeil, la consommation de miel le soir limite la libération de cortisol et d’adrénaline et améliore ainsi la qualité́ et la durée du sommeil.

  • Cosmétologie : il est utilisé dans les soin des cheveux, du visage et du corps pour ses propriétés réparatrices.


Quel miel choisir ?


La plupart des miels industrialisés sont chauffés à 100°c et pasteurisés, ce qui détruit tous leurs enzymes et ferments. En plus de cela, de nombreuses dérives existent quant au traitement et au bien-être des abeilles. Beaucoup d’entre elles sont privées d’une grande partie de leur miel et nourries au sucre inverti ou au sirop de miel. L’utilisation d’antibiotique est également fréquente.

Il faut donc veiller à acheter un miel cru et vivant, issu d’une apiculture raisonnée, dont la traçabilité est connue (provenance, date de récolte, mélange éventuel, ...) et dont la méthode de production est respectueuse des abeilles.


C’est le cas des miels et produits de la ruche commercialisés par Xavier Rennotte, qui a créé Nectar & Co. Il met le bien-être des abeilles au centre de sa philosophie et garantit des miels bio et européens (sauf si la matière première n’existe pas/plus) en travaillant avec 15 producteurs.

Les miels sont travaillés à une température inférieure à 38°c et refroidis à basse température. Ce procédé maintient les ferments et les enzymes vivants et empêche la création de nouvelles molécules toxiques et cancérigènes (réaction de Maillard, les hydroxyméthylfurfural HMF).


Vous l’aurez compris, il convient donc de ne pas chauffer le miel dans des préparations au four ou à la poêle. De même, si vous souhaitez bénéficier de ses propriétés apaisantes en cas de toux ou de rhume en l’ajoutant à votre thé, attendez que celui-ci refroidisse. Au-delà de 42°c, tous ses enzymes et ferments seront détruits.


Il existe en réalité deux types de miel, le miel de nectar et le miel de miellat.


Le miel de nectar, principalement élaboré à partir de fleurs, se compose de 20% d’eau et de 80% se sucres. Une fois le nectar absorbé par les butineuses, il sera transformé pendant le voyage de retour à la ruche. Les abeilles possèdent en effet une enzyme responsable de la conversion du saccharose en 2 sucres simples (glucose et fructose). Plus un miel est riche en fructose, plus il sera liquide (ex. miel d’acacia). Plus il contiendra du glucose, plus il se cristallisera (ex. miel de colza).


Le miel de miellat est excrété par certains insectes suceurs (pucerons, cochenilles ou metcalfas) à partir de sève d’arbre. Il n’est récolté par les abeilles qu’en cas de conditions climatiques défavorables ou de manque de nectar. C’est un produit de deuxième choix pour elles, plus difficile à digérer.


Les bienfaits des autres produits de la ruche


Le pollen : ce riche concentré de pro- et de pré-biotiques est l’ensemble de millions de micro grains récoltés au fond de la corolle des fleurs. Il est aussi un puissant antioxydant. Le pollen ne se conserve que frais ou congelé (comme il ne contient pas d’eau, il peut être congelé et décongelé sans problème) car il perd ses vertus en séchant. On peut en consommer 1 càc/jour pendant 10 jours. À des fins thérapeutiques, il est conseillé d’augmenter la dose à 1 càs/jour jusqu’à amélioration des symptômes.


La gelée royale : est le fruit de la transformation des premiers pollens issus des chatons des saules ou des noisetiers (dès février en Belgique). Elle est très riche en vitamines B (B9 et B12) et contient de la royalactine (une protéine de croissance).


La propolis : est le fruit d’une résine récoltée sur les bourgeons de différentes fleurs de peupliers. Grâce à la mastication des abeilles, elle devient une véritable colle au sein de la ruche et sert pour toutes sortes de réparations. Elle agit également comme désinfectant et a de puissantes propriétés antiseptiques et antifongiques. Elle est anti-oxydante (riche en polyphénols) et reboostante (riche en vitamine B9 et B12). On parle d’un produit miracle, aussi pour les vertus thérapeutiques qu’elle offre en gemmothérapie (bourgeons) et aromathérapie (huiles essentielles). En gélule, elle peut être administrée avant une chimiothérapie grâce à l’Artepilline C qu’elle contient.


La cire : Souvent utilisée dans la cosmétique, la cire d’abeille sert à la base à l’habitat de la ruche pour créer les alvéoles dans lesquelles seront placées les œufs. Veillez à vérifier la provenance de celle que vous utilisez car la cire de Chine est souvent riche en pesticides.


Que pouvons-nous faire pour protéger et aider les abeilles ?

  • ne pas utiliser de désherbants (Round Up, ...), herbicides, fongicides, ou pesticides

  • attendre au maximum avant de tondre vos pelouses afin de laisser fleurir les trèfles, boutons d’or, pâquerettes, pissenlits, ...

  • laisser une partie de son jardin sauvage (orties, chardons, ...)

  • planter des plantes mellifères (dont les floraisons s’étalent sur de longs mois) comme la bourrache, la facélie, le chardon, les ronses, le lierre, la lavande, le sarrasin, la moutarde et le trèfle

  • planter des arbres fruitiers

  • laisser monter en fleurs les plantes aromatiques et les légumes

  • installer un hôtel à insectes

  • au début de l'automne, disposer des coupelles avec des pommes râpées à peine couvertes d'eau pour qu'elles boivent l'eau et en extraient leur sucre

Les abeilles pollinisent plus de 80% des plantes et fleurs et sont donc essentielles à la reproduction des espèces végétales. Pourtant, leur population ne cesse de décroître à cause de l’urbanisation, des champs en mono-culture sur lesquels ne pousse aucune fleur et de l’utilisation des pesticides.

Il est devenu crucial de les protéger afin de non seulement pouvoir continuer à bénéficier des 35% des ressources alimentaires que nous consommons grâce leur action pollinisante, mais aussi des nombreux produits de la ruche.