Introduction au Monde du Vivant




Comment intégrer du vivant dans l’alimentation ?


De l’Alimentation Vivante développée par Ann Wigmore aux États-Unis, à l’Alimentation Vive® conçue par Pol Grégoire en Belgique, le vivant est devenu un pilier fondamental et incontournable à intégrer dans notre alimentation afin de garantir et préserver santé et vitalité.

Dans le monde du vivant, une alimentation saine est une alimentation qui nourrit notre corps en lui donnant de l’énergie, de la vitalité et qui lui offre les capacités nécessaires pour gérer les émotions et le stress, tout en maintenant un bon équilibre.

C’est également une alimentation qui nous épargne des effets indésirables à court, moyen et long terme comme l’hypoglycémie, l’anxiété, la dépression, le vieillissement prématuré, l’hypercholestérolémie ou encore les maladies dégénératives, inflammatoires et auto-immunes, aussi appelées maladies de civilisation.


Vitalité et taux vibratoire des aliments


Nous savons aujourd’hui, grâce à des concepteurs et chercheurs, qu’une énergie rayonne des aliments, comme de tous les organismes vivants. Un lien étroit entre une consommation régulière d’aliments à haute teneur énergétique et une personne en bonne santé a d’ailleurs pu être démontré à de nombreuses reprises.

Les aliments présentent 4 niveaux de vitalité différents :

- Les aliments biogéniques (donnent la vie) : ils sont alcalinisants et hautement énergétiques. Ils régénèrent et revitalisent l’organisme humain.

o Les graines germées, les jeunes pousses, certains super-aliments/superfoods - chlorella, pollen, gelée royale, ginseng, cacao, maca, …

- Les aliments bioactifs (maintiennent la vie) : ils maintiennent et augmentent légèrement une force vitale déjà saine.

o Les fruits, légumes, huiles végétales 1ère pression à froid, le miel cru, les herbes aromatiques, les produits lacto-fermentés, crus et non-transformés.

- Les aliments biostatiques (ralentissent la vie) : ils ont perdu la quasi-totalité de leurs enzymes et vitamines à cause de cuissons agressives ou de conservations prolongées ou inappropriées.

- Les aliments biocidiques (tuent la vie) : ils provoquent l’effondrement du fonctionnement vital et contiennent des produits chimiques (additifs, colorants, …).

o Aliments raffinés, transformés et/ou traités industriellement.


L’Alimentation Vive®


L’Alimentation Vive®, définie par Pol Grégoire, implique de consommer des aliments tels que la nature les a conçus.

Que cela veut-il dire ?

Il s’agit d’aliments :

- présentant un apport optimal de macro- et micro-nutriments

- bios

- complets (contrairement aux produits raffinés)

- de saison et fraîchement récoltés

- peu ou pas hybridés (en tout cas pas génétiquement)

- conservés sans produit chimique, congélation ni réfrigération prolongée

- cultivés dans un sol riche en matières organiques (si possible selon des méthodes biologiques utilisant des fertilisants naturels qui amplifient la force vitale des plantes comme la biodynamie ou la permaculture)


Germination et acide phytique


La germination de certains aliments entraîne toute une série de modifications positives tels que l’augmentation des vitamines, minéraux et oligo-éléments disponibles. (Nous y reviendrons plus en détails dans un prochain article).

Grâce au trempage, les graines sont débarrassées de leur acide phytique, permettant ainsi d’activer les enzymes.

Les céréales, légumineuses et oléagineux (à l’exception des olives et des avocats) ne sont pas digestes pour les humains sous leur forme sèche. Ils contiennent de l’acide phytique, un inhibiteur d’enzymes qui les empêche de germer à une période ou dans des conditions inappropriées.

Lorsque nous ne prenons pas la peine de faire tremper les graines, l’acide phytique ingéré va inhiber nos propres enzymes digestives et empêcher le scindage des protéines en acides aminés libres. Cela aura pour conséquence de bloquer l’assimilation des protéines et également de compliquer notre digestion.

L’acide phytique agit également comme chélateur des minéraux et favorise l’excrétion urinaire du calcium, zinc, magnésium, empêchant ainsi leur absorption par notre organisme.


L’importance des enzymes et des ferments


L’alimentation vivante recommande également la consommation d’aliments riches en enzymes et en ferments. Quels rôles jouent-ils exactement ?

Les aliments riches en enzymes sont des aliments bio et naturels, fraîchement récolés et consommés crus. Les enzymes sont en effet des substances protéiniques fragiles qui ne résistent pas à une chaleur excédant 42°c.

Les fruits et les légumes fraichement récoltés (et/ou savamment conservés) ainsi que les graines en dormance réactivées par trempage et germination en font partie, tout comme les céréales, légumineuses, oléagineux, graines à mucilage, graines d’épices et de légumes, eux aussi réactivés. S’ajoutent à cette catégorie le jus d’herbe de blé ou d’orge, les graines germées et les jeunes pousses.

Quant aux aliments riches en ferments, ils contiennent des bactéries et des levures qui vont ensemencer nos intestins et contribuer à une meilleure digestibilité, immunité et humeur.

Ils regroupent les choucroutes, les légumes lacto-fermentés, les pickels, les yaourts & fromages d’oléagineux, les réjuvélacs, les kéfirs, les kombuchas, la sève de bouleau, les vinaigres, les tamari/shoyu/miso, les produits de la ruche, les prunes umeboshi/umé su, les olives en saumure, … à condition qu’ils ne soient pas pasteurisés.

La lacto-fermentation et ses vertus nutritionnelles feront l’objet d’un prochain article.


Comment la cuisson peut-elle dénaturer nos aliments ?


L’Alimentation Vivante recommande une alimentation exclusivement crue. Cependant, tout le monde n’est pas à même de digérer et assimiler ce type d’alimentation du jour au lendemain.

Il faut par contre savoir que manger cru ne veut pas dire manger froid, mais bien à température ambiante, afin que notre organisme n’ait pas à réchauffer nos aliments pour les digérer.

Pour en revenir aux cuissons, la chaleur détruit toutes les enzymes à partir de 45°. La vitamine C est détruite à partir de 60° et la structure des minéraux, oligo-éléments, protéines, sucres et lipides est modifiée à partir de 90°.

Plus la chaleur est élevée, plus la dénaturation des nutriments est importante, rendant la digestion plus difficile. A partir de 110°, de nouveaux composés toxiques apparaissent. Notre corps ne les reconnait pas et va alors les stocker dans le tissu adipeux ou créer des « émonctoires de secours » comme des boutons, de l’eczéma, des glaires, du mucus, etc. C’est symptômes donnent le signal que les émonctoires principaux (organes permettant l’élimination de nos déchets) sont saturés et que l’acidification du corps est trop importante.

Dans les cours que nous dispensons au sein de l’école, nous ne nous limitons cependant pas à l’alimentation crue mais enseignons également les cuissons hypo-toxiques (vapeur, cuisson basse température, …), tout en veillant à ajouter des aliments vivants à chaque recette.


Récapitulatif des aliments à consommer pour manger vivant


Afin de manger vivant, il est important d’intégrer régulièrement à notre alimentation :

- du jus d’herbe (de blé, d’épeautre, de kamut, …)

- des graines germées et des jeunes pousses

- des aliments crus (de qualité, bio, de saison, fraîchement cueillis, locaux)

- des aliments lacto-fermentés (choucroute, pickles, vinaigres, citrons confits, yaourts et fromages d’oléagineux)

- des algues

- du pollen frais et du miel cru

- des boissons fermentées (kefir, kombucha, jus de breus …)

- des vinaigres

- des sojas fermentés (tofu, miso, tamari, shoyu, tempeh, …)

Tous ces aliments devront être non-pasteurisés.

Pol Grégoire est une des figures emblématiques qui compose notre équipe pédagogique. Vous pouvez consulter son parcours ici : https://www.eavd.be/pol-gregoire

Et son site ici : www.polgregoire.org/


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​© Véronique Taburiaux 2020